Michel van Riel – Crown Worlwide

crown-worldwide-fiere-de-ses-adherentsCrown est une « success story » dans le métier du déménagement international. Crown-France est une société intégrée de gestion de la mobilité globale par l’intermédiaire de plus de 250 filiales dans 57 pays.

 

 

Racontez-nous votre parcours professionnel et notamment ce qui vous a mené à votre poste actuel. 

La vie, comme le parcours professionnel, sont les fruits d’une conjonction de facteurs : un héritage culturel, un bagage d’éducation, des rencontres, des échecs, des réussites.

Né en Belgique d’un père négociant hollandais, dont j’ai hérité la curiosité et les langues, d’une mère russe, qui m’a enseigné les rudiments de la vie, la tolérance et la curiosité littéraire, j’ai eu la chance de pouvoir étudier l’économie internationale à Bruxelles et à Mons (actuellement capitale culturelle d’Europe, tout de même !).

Ne me sentant pas prêt pour la vie active en Belgique, en réponse à l’appel d’un cousin éloigné et émigré avec succès au Canada, j’ai eu une première et riche expérience professionnelle chez Shell, à Toronto. Les acquis de ces 3 années, en apprentissage des méthodes de travail à l’américaine, en langue anglaise et en rencontres ont été déterminants dans ma carrière.

Le courtage des cuirs et peaux dans l’entreprise familiale, en Belgique, après quelques mois de vadrouille aux Amériques, je suis rentré au port d’attache, Anvers, pour aider mon père à liquider l’affaire.

A une époque de guerre froide, l’état belge m’ayant reconnu comme l’un des siens, j’ai été convié à un service militaire, qui m’a contraint à prendre un poste qui devait

être temporaire, dans l’affrètement maritime, et ce, dans l’attente de l’appel aux armes.

C’est à partir de cet épisode peu marquant – à tout dire peu intéressant – que l’agent d’un groupe américain m’a proposé de les représenter, en France, où ils avaient gagné de gros contrats. Et l’épopée pouvait commencer, sans commune mesure avec celle d’un Joseph Kessel, mais à mon niveau : devenir patron d’entreprise à 27 ans, était déjà un couronnement !

Dès ce moment, et un brin de réussite, l’autonomie professionnelle ne m’a plus lâché.

Après avoir commencé dans un bureau de 30m., à La Celle-Saint-Cloud, on m’a permis le développement, à Houdan, d’une filiale belge d’un groupe familial, spécialisé dans les déménagements de cadres d’entreprises.

C’est ce moment que j’aurais dû saisir pour créer une structure à mon compte, ce qui m’aurait fait l’égal de la plupart des membres d’Entreprises et Passions ! Un manque d’ego et surtout la charge d’une jeune famille, m’en a empêché, même si cela aurait pu me propulser dans d’autres sphères professionnelles et gonfler mon patrimoine personnel. Il n’en a rien été, et non, ce n’était pas mon destin.

Licencié avec pertes et fracas – mais quelques réserves – du groupe ayant fait l’acquisition de cette société, des rencontres anciennes, réveillées à cette occasion, m’ont très vite remis en selle.

Jim Thompson, Chairman de Crown Worldwide Group, plus intelligent et plus entreprenant que moi-même, m’ayant approché pour intégrer la filiale française d’un groupe suisse